Produire du chaud

Un réseau de chaleur, c’est la somme

  • d’une ou plusieurs unités centralisées de production de chaleur
  • d'un réseau de distribution (de l’eau surchauffée ou basse température transmise par des canalisations)
  • de sous-stations (points de livraison, un par bâtiment ou ensemble de bâtiments avec échangeur thermique)

Le réseau de La Défense peut se définir comme un chauffage central à l'échelle du quartier.

Alimenté par deux centrales de production, Courbevoie La Défense et Nanterre, le réseau de canalisations installé en galeries techniques sous la dalle de La Défense ou enterré transporte la chaleur jusqu'aux immeubles en toute sécurité.

Un circuit « aller » assure le transport du fluide énergétique vers les postes de livraison installés dans des locaux techniques "au pied" des immeubles. Un circuit « retour » rapporte le fluide énergétique à la centrale de production (circuit fermé) après avoir délivré la chaleur à l'immeuble.

Principe de fonctionnement

Dans le réseau de chaleur dont la pression maximum est de 21 bars, l'eau circule à une température comprise entre 90° et 180°C (selon la période de l'année et les besoins). Elle est acheminée jusqu'aux postes de livraison situés au pied des immeubles raccordés. Ces postes, appelés aussi "sous-stations", sont constitués d'un ou plusieurs échangeurs associés à des équipements de régulation et de sécurité. Ils maintiennent une température de livraison constante de 90°C durant la période conventionnelle de chauffage (du 15 octobre au 15 avril). L'énergie ainsi livrée est utilisée pour le chauffage et/ou l'eau chaude sanitaire.

Schéma fonctionnement chaleur

La Centrale de Nanterre

Mise en service en octobre 2008, la centrale de Nanterre (rue Noel PONS) est dotée d'une puissance de 180 MW. Elle est reliée à celle de Courbevoie La Défense par un tunnel de 1.6 km dans lequel transitent des canalisations de 500 mm de diamètre. 

Le gaz naturel, utilisé comme énergie primaire, est acheminé sur site par le réseau GRT gaz sous une pression de 4 bars (GES) et 17 bars (TAG)

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Moyens de production

  • 3 Générateurs d'Eau Surchauffée (GES) dont deux de 60 MW unitaire et un de 30 MW
  • 1 turbine à gaz (TAG) produisant à la fois de l'électricité (revendue à EDF) et de l'eau surchauffée dans une chaudière de récupération dont la puissance est augmentée grâce à un brûleur de veine (injection de gaz à l'échappement de la turbine)

La Centrale de Courbevoie La Défense

La Centrale de Courbevoie La Défense (rue d'Alençon), d'une capacité de 192 MW, a fait l'objet d'importants travaux de rénovation et de modernisation entre 2006 et 2008. N'utilisant à l'origine que du fioul lourd à Très Très Basse Teneur en Soufre (TTBTS - 0.55% de soufre), le mix énergétique s’est enrichi début 2017 avec l’utilisation d’une biomasse liquide (biofioul) en substitution du fioul TTBTS. 

Le fioul lourd n'est plus utilisé qu'en appoint ou en secours de la chaleur produite prioritairement par la centrale de Nanterre et le GFVT . La combinaison du biofioul et du GFVT permet à Enertherm d'obtenir un taux d’EnR&R de plus de 40% (à ventes constantes).

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Moyens de production

  • 4 Générateurs d'Eau Surchauffée (GES) d'une puissance unitaire de 45 MW (de type aquatubulaire) dont deux "sous cocon" depuis 2010.
  • 2 Générateurs de Vapeur (GV) de 7.5 MW
  • 1 Groupe Frigorifique de Valorisation Thermique (GFVT) d'une puissance de 12 MW

Stockage combustibles & sécurité

La biomasse liquide et le fioul TTBTS sont stockés dans 4 cuves d'une capacité unitaire de 625 m3 et protégées par une enceinte bétonnée conforme aux normes ADF (coupe-feu 4 heures). Les cuves sont posées sur une rétention de volume utile de 1420 m3 (60 % de la capacité totale) et disposent chacune d'un dispositif d'extinction incendie (mousse + eau).

La fosse de rétention est équipée de détecteurs et l'ensemble du dispositif de sécurité est supervisé depuis la salle de contrôle ou les équipes techniques se relaient 24h/24.

Traitement des fumées

Les fumées sont traitées par injection d'urée dans les chambres des générateurs afin de réduire leur teneur en oxydes d'azote (NOX). A ce dispositif est associée depuis 2012 une unité de désulfuration par injection de bicarbonate qui permet de réduire la teneur en oxyde de soufre (SO2). Ces procédés sont complétés par un filtre à manche qui élimine les poussières.