C'est en 1877 à Lockport (Etats-Unis, Etat de New-York) que Birdsill Holly introduit le chauffage urbain avec 2 Km de réseaux alimentant 14 immeubles.
Holly avait déjà développé avec succès un réseau pour la distribution d'eau sous pression et a appliqué les même principes pour son réseau de vapeur. Sa compagnie a ensuite installé une cinquantaine de réseaux avant d'être cédée à un groupe d'investisseurs, qui a par la suite exporté et vendu une centaine d'installations dans le monde entier.
Le premier réseau de chauffage urbain du centre de New-York date de 1882.
En Europe: en 1900, à Dresde en Allemagne, premier réseau de chaleur provenant d'une centrale électrique qui dessert 12 établissement publics.
En France: les débuts ont lieu en 1927, via la compagnie Générale Française de Chauffage Urbain du Groupe Empain - Schneider. Depuis le réseau parisien est devenu le 3ème réseau mondial après New-York et Moscou, couvrant 25% des besoins de chauffage de Paris.
Ce nom de quartier vient de la sculpture érigée en 1883 par Louis-Ernest BARRIAS symbolisant la résistance des français contre les prussiens en 1870.
En 1965, le SICUDEF concède au groupement d'entreprises Charbonnages de France, CGE et GDF l'exclusivité de la production et distribution de chaleur de la région de La Défense. C'est en 1969, après deux années de travaux, que la première centrale de production de chaleur est inaugurée et mise en service après deux années de travaux.
Hormis sa position stratégique, rien ne prédisposait le Rond Point de La Défense à accueillir un quartier d'affaires. Pourtant en sept.1958, l'État fixe par décret à l'EPAD un périmètre d'intervention et les moyens de mener à bien sa mission. La Défense est déjà le théâtre d'initiatives privées dont le Centre National des Industries et Techniques est le plus spectaculaire. Le CNIT, inauguré aux derniers jours de la IVe république, est initialement créé pour accueillir les grands salons populaires (Mecanelec, les Floralies, les Arts Ménagers...). Le premier plan d'aménagement de l'EPAD adopte la séparation des circulations des piétons et des automobiles. En 1964, le premier plan-masse est adopté pour le quartier d'affaires soit 850000 m2 de bureaux de part et d'autre d'une vaste esplanade. S'ajoutent des immeubles de logements inspirés du Palais Royal, des commerces et des activités ludiques. Ce sont les salariés d'ESSO qui occuperont le premier immeuble de bureaux construit à La Défense.
Les premières tours de La Défense seront toutes identiques et offriront des prestations homogènes (base 42 m sur 24, 100 m de hauteur, 27 000 m2 de surface totale, plateaux d'environ 800 m2 et bureaux peu profonds exclusivement en premier jour). Les premiers travaux du futur RER « boostent » la commercialisation. En 1966 la tour NOBEL conçue par l'un des architectes du CNIT (de Mailly également co- auteur du plan-masse de l'EPAD) est livrée. En 1967, c'est la tour Aquitaine qui ouvre ses portes. Cependant l'absence de diversité architecturale pose un problème d'identification des immeubles et consécutivement des sociétés qui les occupent. Surtout, il ne peut ni répondre à des demandes de surfaces très importantes, ni autoriser les espaces ouverts propices au travail en équipe.
La croissance et la tertiarisation de l'économie accroît les besoins de certains secteurs d'activités. La liaison RER entre la Défense et Étoile en fév.1970 bouleverse la vie des 12.000 salariés du site. Les transports jouent un rôle fondamental dans le succès de La Défense. L'EPAD planche alors sur un nouveau plan-masse incluant 1,5 M m2 de bureaux. Les études de la zone du quartier du Parc à Nanterre débutent (6 000 logements et 130.000 m2 de bureaux). Le nouveau plan-masse adopté en 1972 donne naissance aux tours de « 2ème génération »: Franklin (65 000 m2), Assur (68 000 m2), Gan (85 000 m2), Fiat (90000 m2).
Les premières œuvres d'art sont implantées dans la ville. En 1972, la Défense fait l'objet de violentes contestations et on étudie alors la possibilité d'écrêter ces hautes tours. Rapidement suivi de la crise économique, perceptible dès 1973 et confirmée par le premier choc pétrolier, ce malaise induit, en 1974, de nouvelles difficultés dans la commercialisation des droits de construire.En 1973, on recense 600.000 m2 de bureaux vides. La Défense est au plus mal entre 1975 et 1977, aucune charge foncière n'est cédée. Mais dès la fin de cette période, des options et des promesses de vente sont consenties à différents utilisateurs (Citibank sur Elysée La Défense) et promoteurs (Interconstruction sur Ile-de-France, -SEERI sur les Miroirs).
Le Comité Interministériel du 16/10/1978 instaure des mesures de relance : 350 000 m2 de bureaux supplémentaires, autoroute A14 sous la dalle, déblocage de crédits à l'environnement. Une « 3 ème génération » de tours émerge avec une conception originale et une recherche d'économies d'énergie et d'exploitation. Le Président Mitterrand, dès 1981, inscrit Tête Défense dans ses grands projets d'architecture décidant d'y inclure un grand équipement public : le Ministère de l'Équipement. C'est aussi l'année de l'ouverture du Centre Commercial des 4 temps avec plus de 100 000 m2 de commerces avec des grands magasins et un hypermarché.
Mai 1983, le projet « Cube » de l'architecte J.O.Van Spreckelsen est retenu pour symboliser le quartier d'affaires de La Défense. « La Grande Arche » est inaugurée avec le sommet du G7 le 14 juillet 1989. Cette médiatisation porte l'image de La Défense dans le monde entier.
De très grands projets émergent souvent cédés en bloc à un seul opérateur: hôtels (groupe Accor), le Dôme Imax et restructuration du CNIT (sa coque est vidée pour faire place à un centre de congrès et des zones de bureaux et commerces). La variété des produits immobiliers rend possible un large spectre d'activités. La ligne 1 du métro (1er avril 1992) complète l'offre de transport et met le quartier d'affaires à un seul ticket de métro de tout Paris.
L'emploi sur cette période passe de 51.700 en 1982 à plus de 104 000 en 1990. En 1986, le programme porte sur 2,08 M m2 de bureaux dont 295 000 pour le quartier du parc.
L'animation culturelle du site est à son apogée avec les expositions de Calder et César, la fêtes de la musique, le festival du vent. En 1990, J-M. Jarre met en scène La Défense dans un spectacle admiré par deux millions de spectateurs répartis entre l'Arc de Triomphe et la Grande Arche.
La Défense subit les effets de la crise immobilière, mais l'arrêt des ventes n'est pas synonyme d'absence de constructions nouvelles. La Société Générale regroupe ses services dans ses tours « Chassagne » et « Alicante » et les immeubles occupés par KPMG et Kvaerner sont également livrés.
Investissements dans les équipements de services: câblage du site et des immeubles afin d'établirdes liaisons sécurisées à très haut débit. Leur qualité attire de nouvelles activités contribuant ainsi à l'émergence de métiers à fort contenu technologique. On enregistre aussi l'ouverture d'un centre de tri spécifique à La Défense, la mise en place d'une signalisation simplifiée, l' ouverture de la ligne T1 Issy/La Défense, le lancement de Cœur Transport, la rénovation du complexe d'échanges de transports en commun. En 1997, La Défense connaît un redémarrage qui s'accentuera de manière spectaculaire les années suivantes.
Le 25 Juillet 2006, Nicolas Sarkozy, Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire et Dominique Perben, Ministre de l'Equipement, des Transports, du Tourisme et de la Mer, adoptent les propositions de l'EPAD :
Constatant l'obsolescence de 20% du parc immobilier actuel (71 tours auditées), l'objectif est de régénérer d'ici 2013 au moins la moitié des 17 immeubles qualifiés de prioritaires, permettant ainsi la réalisation d'au moins 150.000 m2 HON de nouvelles surfaces. D'autre part, la construction de tours neuves pourra être autorisée à hauteur de 300.000 m² SHON sur la période 2007-2013.
Le projet de la tour PHARE caractérisée par son originalité architecturale et ses innovations (toutes les techniques du développement durable sont utilisées) sera l'emblème du renouveau de La Défense, comme l'ont été le CNIT ou la Grande Arche à leur époque respective.
L'offre de logements sur site et à proximité sera renforcée avec un objectif de construction de 1400 nouveaux logements, tandis que le transfert des salariés vers La Défense sera facilité grâce au renforcement de sa fonction de " hub multimodal" pour le grand ouest francilien et la Normandie (prolongement d'Eole à la Défense et au-delà vers le Mantois et Versailles; les études et procédures préalables devraient être conduites dans le cadre du contrat de projet d'Ile de France en vue d'une mise en service d'Eole à l'horizon 2015-2020).